05.10.2016 Flash Info

BIOLOGISTES DU BOUT DU MONDE A TOULOUSE le 6 octobre prochain

Copyright Thibault Powolny

Rattachés au Centre d’Etudes Biologiques de Chizé, dans les Deux-Sèvres, leur véritable terrain d’investigation se trouve à des milliers de km de la France Métropolitaine. Sur ces terres australes françaises et antarctiques que sont l’Archipel des Crozet, des Kerguelen et la Terre Adélie, ces chercheurs du bout du monde étudient une biodiversité régionale unique. Christophe Guinet, l’expert éléphants de mer et Charles-André BOST, alias Charly, l’homme des manchots royaux seront tous les deux à Toulouse le jeudi 6 octobre 2016 pour parler de leurs travaux. À eux 2, ils totalisent près de 300 animaux suivis grâce au système ARGOS.

Le 6 octobre prochain, près d’une centaine de scientifiques se rassembleront chez CLS, opérateur du système satellitaire de collecte de données environnementales ARGOS, pour échanger sur leurs découvertes et sur les dernières avancées des technologies satellites de suivi de la faune.

CLS vous présente en amont, deux biologistes du bout du monde.

Christophe Guinet a découvert que le réchauffement climatique déplaçait les zones de nourriture des éléphants de mer plus en profondeur. Ces mammifères dépensent donc plus d’énergie et de temps en plongée pour s’alimenter. Conséquence, les femelles accumulent moins de réserve. Elles donnent alors naissance à des petits moins armés pour affronter la vie. Elles les sèvrent également dans de moins bonnes conditions. Résultat : des taux de mortalité qui pourraient atteindre 70 à 90 % dans des conditions océaniques et climatiques défavorables.

Charles-André Bost a posé près de 200 balises sur des manchots royaux, et son constat est sans appel : grâce aux données récoltées au travers du système satellitaire Argos, les scientifiques ont pu établir des modèles de prévision qui montrent que si l’homme poursuit son utilisation des énergies fossiles comme il le fait aujourd’hui, les manchots royaux auront disparu dans le nord de leur aire de distribution (îles Crozet, Marion) d’ici 2100. Cette disparition serait une perte dramatique pour la biodiversité de ces contrées. Elle entraînerait aussi la suppression d’un maillon de la chaîne alimentaire dont nous sommes incapables de prévoir les conséquences sur l‘océan austral. Toutes ces études et ces résultats permettent d’évaluer les effets attendus des changements climatiques sur ces populations mythiques des zones australes.

Pour en savoir plus:

Lire le communiqué de presse

Voir le ArgosForum climate change

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